 |
L’histoire :
La scène se déroule au Ciel. Dieu, Marie, Jésus convoquent le Diable afin qu'il punisse les
hommes qui s’adonnent à la « frénésie sexuelle » dans l’Italie de 1495, à l'époque des
Borgias. La syphilis est envoyée à cet effet chez les hommes par le biais d’une très belle
jeune femme.
Ce n’est pas l’ envie d’être provocant, ni antireligieux, ni de rechercher le scoop, qui nous
a fait choisir « Le Concile d’Amour ». Cette pièce est avant tout une très bonne pièce
comique. Et comme le souligne Jean-Michel PALMIER du bon théâtre : « Cette farce
blasphématoire écrite(!!) à l’imitation des Mystères du moyen-âge, est un chef d’oeuvre de
satire, de violence, d’inventions formelles et de grotesque ».
Même s’il faut bien admettre que les personnages divins sont assez crûment campés,
Panizza interroge par la satire et le grotesque, les représentations humaines simplistes voire
simplettes du sacré.
Mais l’intérêt de cette pièce ne s’arrête pas là, elle possède aussi une densité dramatique,
voire philosophique.
« La trouvaille de génie, de nature à passionner au possible l’atmosphère, tient ici dans la
détermination du point ultra-névralgique, où faire jouer - assez près de nous dans le temps
pour que nous nous sentions quelque peu concernés - le rapport de « conséquence » donné
religieusement pour établir, entre la faute humaine et la colère divine s’exprimant sous la
forme de fléaux qui s’abattent sur la terre. » comme l’a écrit André BRETON.
|
Mise en scène : Patrick SEYER
Régie Générale : Annick NOEL
Distribution :
Dominique Battaglia,
Cécile Bernard,
Lionel Bernard,
Jean-Robert Boulland,
Guillaume Chataigner,
Pierre Chaumard,
Marie-Christine Cuffolo,
Nathalie De Munck,
Christiane Genin-Lomier,
Sylvie Jacquier,
Manon Josserand,
Emeline Jupin,
Pascal Knipiler,
Sylvie Loyau,
Jean-Jacques Puech,
Pierre Sikirdji,
et les comédiennes danseuses orientales :
Faïza Belfihadj, Isabelle Penedo-Lely, Christelle Pisicchio
Chorégraphies : Malha ABBA et Cécile BOUCRIS
Affiche : Fabrice TETARD
|